Un article de Jean Le Duff

Enclume

 

La photo est reprise du site de  MARCEL GUIGUET & Cie CONSTRUCTEURS A CORBELIN (Isère)

Je veux évoquer ici la très intéressante présentation, par Mme Josépha Dirringer, de la philisophie qui sous-tend les ordonnances annoncées de dévoiement du Code du travail. Dès la fin du 19 ème siècle, consciente du rapport de domination qui soumettait le salarié à son employeur, la IIIème République, bourgeoise par essence accepta que la loi vienne protéger l'ouvrier du pouvoir discrétionnaire de l'employeur. Jamais la bourgeoisie capitaliste n'a été aussi forte qu'aujourd'hui du fait des grandes masses de capitaux qu'elle possède.

Pourtant c'est dans ce contexte qu'elle s'efforce de soumettre le code du travail à la loi du marché. Au nom du principe de la "concurrence libre et non faussée" on aurait pu penser que la bourgeoisie capitaliste accepte que tous les saslariés soient traités de la même manière. Il n'en est rien. Autant à l'époque du capitalisme naissant, le penseut qui promut parmi les tous premiers le capitalisme, Adam Smith, fondait le travail comme source de l'enrichissement, autant le capitalisme d'aujourd'hui tend à nier le travail, comme facteur fondammental de l'enrichissement général, pour ne le considérer au travrs du prisme déformant de la "gestion". Le travail n'est plus considéré aujourd'hui que comme un coût. Les capitaliste ont le nez dans le guidon de leur enrichissement personnel. C'est leur profits personnels qui est leur boussole. Il navigue dans une société qu'il traitent avec désinvolture parce que l'humanité, au fond, ils s'en foutent.

La vision actuelle dominante dont le porte-parole est le MEDEF, cornak de l'éléphant étatique de notre pays administré par les supplétifs du capitalisme que sont les Énarques et leurs cousins Administrateurs des "Grandes Affaires", la vision actuelle dominante donc vise à soumettre la travail au principe fondamental qui fonde notre société c'est l'inflation du capital qui est le fondement indiscutable et incontournable de la société qu'ils veulent maintenir même si c'est au détriments des êtres humains. Il ne s'agit donc plus de protéger les plus faibles, les plus fragiles, mais de faire en sorte qu'ils ne puissent protester si au nom du développement du capital, l'employeur estime qu'il faut les saigner un peu plus. Pour cela il faut mettre les salariés en concurrence, limiter leurs possibilités de s'organiser et de faire appel au juge quand ils ont un différent avec leur employeur. L'employeur "landa" animé par la volonté de presser le citron salarié et de le jeter quand il ne donnera plus de jus, pourra, par le biais de principes juridiques évoqués pour le décorum mais objectivement inapplicables, l'employeur "landa" donc pourra s'asseoir su la loi.

Josépha Dirringer est maitre de conférence en droit du travail à l'université de Rennes-1. Elle fait aussi partie du groupe des spécialistes en droit du travail qui depuis 2016 ont travaillé à recomposer le code du travail pour le rendre plus accessible et plus cohérent. Voici ce qu' a publié "Le Monde" le 07/06/2017 à propos de l'anboutissement des réflexions de ce Groupe de Recherche Pour un Autre Code du Travail  (GR-PACT) qui est composé de 22 universitaires spécialistes en Droit du Travail :

"Cette proposition est quatre fois plus courte que l’actuelle partie législative du code. Elle permettrait d’améliorer l’accès au droit pour les petites et moyennes entreprises et de mettre en place un socle de protection clair, stable, prévisible et applicable à tous pour égaliser les conditions de la concurrence. Si le gouvernement ne va pas dans cette direction, c’est que ses objectifs ne sont pas ceux-ci. Il ne s’agit pas de simplifier mais de fragiliser, en étendant « le champ de la négociation collective ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/06/07/reforme-du-droit-du-travail-abaisser-les-protections-pour-accroitre-la-competitivite_5139920_3232.html#TbgmgwUPS0lJzRWg.99